Aller au contenu
Me contacter
Relaxation collective allongée dans un pré, face aux reliefs de la montagne

Débuter · 7 septembre 2026

À quel âge peut-on commencer le yoga ?

Edith Groshenny 2 min de lecture

La réponse courte : il n’y a pas d’âge. Il existe d’ailleurs depuis longtemps des cours de yoga pour enfants — ils demandent cependant une formation bien spécifique. Toutefois, la réponse utile demande de reformuler la question.

La vraie question

Ce n’est pas « suis-je trop vieux ? » mais « la pratique proposée est-elle adaptée à ce que mon corps vit en ce moment ? ». Un homme de trente ans avec une hernie discale a plus de contraintes qu’une femme de soixante-quinze ans en bonne forme.

L’âge, pris seul, ne dit pas grand-chose. Ce qui compte, c’est ce que l’on apporte avec soi : une articulation fragile, une opération, un traitement, une fatigue de fond.

Ce que la pratique apporte en avançant en âge

Ce sont souvent les personnes les plus âgées des groupes qui en tirent le bénéfice le plus visible, pour des raisons simples :

  • L’équilibre. Les postures debout entretiennent la proprioception, c’est-à-dire la perception de sa propre position. C’est ce qui permet de se rattraper quand on trébuche.
  • La mobilité des hanches et des épaules. Deux zones qui se figent silencieusement et dont on ne remarque la perte que lorsqu’elle gêne un geste du quotidien.
  • Le souffle. L’amplitude respiratoire diminue avec les années, en partie par manque d’usage.
  • Le lien social. Un rendez-vous hebdomadaire, un groupe, des personnes avec qui on discute un peu avant ou après le cours. On crée un lien, un lien qui s’entretient. Ce n’est pas anecdotique.

Ma pratique auprès de publics variés

J’ai suivi divers stages de perfectionnement du hatha yoga pour l’accompagnement des adultes, des femmes enceintes, des personnes âgées et des personnes porteuses de pathologies spécifiques.

J’ai animé des ateliers pendant environ six ans au sein de la Maison de la Ligue contre le Cancer, et dix années de cours au sein du CCAS de Gardanne. Ces contextes apprennent une chose : il y a toujours une manière d’entrer dans une posture, même quand la forme classique est hors de portée.

Ce qu’il faut me dire avant de venir

Prothèse, arthrose, hernie, suites d’opération, hypertension, glaucome, ostéoporose, grossesse. Rien de tout cela n’empêche de pratiquer, mais tout cela modifie certaines propositions — les inversions, les torsions profondes, les compressions abdominales.

Dites-le-moi simplement avant le cours. Et si vous êtes suivi pour une pathologie, parlez-en aussi à votre médecin : le yoga est une pratique de bien-être, il accompagne un suivi médical, il ne le remplace pas.

Écrivez-moi ou appelez-moi pour qu’on regarde ensemble ce qui vous conviendrait.

← Retour au journal

Haut de page