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Séance de qi gong pratiquée en extérieur sur l'herbe

Pratique · 6 septembre 2026

Le qi gong : un cousin chinois du yoga ?

Edith Groshenny 2 min de lecture

Vu de l’extérieur, cela se ressemble : des gens qui bougent lentement en respirant. De près, ce sont deux pratiques distinctes, nées dans deux cultures différentes, et elles ne travaillent pas tout à fait la même chose.

Ce qui les rapproche

Le souffle au centre. L’attention portée à la sensation. La lenteur comme méthode et non comme contrainte. Et, dans les deux cas, une origine bien plus large qu’un simple exercice physique — les deux viennent de traditions qui s’intéressaient d’abord à la conscience.

Ce qui les sépare

Le yoga travaille surtout par postures tenues. On entre dans une forme, on y reste, on l’habite, on en sort. L’immobilité est un outil.

Le qi gong travaille par mouvements continus. Rien ne s’arrête vraiment : les gestes s’enchaînent en boucles lentes, souvent répétées de nombreuses fois. Le mouvement lui-même est l’outil.

Autre différence : le yoga étire beaucoup. Le qi gong étire peu, et cherche plutôt la fluidité — le déliement des articulations, la circulation, la coordination entre le haut et le bas du corps.

Conséquence pratique : le qi gong est souvent plus accessible aux personnes très raides, à celles qui ont du mal à descendre au sol, ou à celles pour qui rester immobile est difficile.

Pourquoi le pratiquer en extérieur

Le qi gong se prête admirablement à l’herbe et au plein air. Il n’y a pas besoin de tapis, on est debout, et les mouvements amples s’accordent naturellement avec l’espace ouvert.

Il y a aussi le sol : un terrain irrégulier sollicite les appuis et les chevilles autrement qu’un parquet. Ce qui semble un détail change beaucoup l’exercice.

Faut-il choisir ?

Non, et je ne vous demanderai jamais de choisir. Les deux se complètent bien : le qi gong délie et met en circulation, le yoga ouvre et approfondit. Beaucoup de personnes alternent selon les saisons ou selon ce dont elles ont besoin.

Une remarque sur le rythme

Ce que les deux pratiques ont en commun et qui compte plus que tout le reste : elles récompensent la régularité, pas l’intensité. Vingt minutes trois fois par semaine feront infiniment plus qu’une séance de deux heures tous les quinze jours.

C’est décevant quand on cherche des résultats rapides. C’est excellent quand on cherche quelque chose qui tienne dans le temps.

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