Aller au contenu
Me contacter
Cours collectif de hatha yoga en salle, participants en posture au sol

Débuter · 7 septembre 2026

« Je suis trop raide pour faire du yoga »

Edith Groshenny 3 min de lecture

C’est la phrase que j’entends le plus souvent quand quelqu’un m’appelle pour la première fois. « J’aimerais bien, mais je suis vraiment trop raide. » Elle revient si régulièrement qu’elle mérite une réponse posée.

La souplesse est une conséquence, pas une condition

On imagine le yoga à partir des images qui circulent : des corps pliés en deux, des jambes derrière la tête. Ce sont des postures d’aboutissement, pratiquées par des gens qui y consacrent des années. Elles ne sont pas le point de départ, et elles ne sont pas non plus le but.

Dans une séance, personne ne vous demandera de toucher vos pieds. On vous proposera de vous pencher vers l’avant, et vous irez là où votre corps va aujourd’hui. C’est tout. Ce qui compte n’est pas la distance parcourue, c’est la qualité de présence pendant que vous la parcourez.

Le plus souvent, ce n’est pas de la raideur

Voilà ce que j’observe séance après séance : les personnes qui se disent raides sont rarement raides au sens anatomique. Elles sont tendues. C’est très différent.

La raideur, c’est une limite de structure — une articulation, une longueur de muscle. La tension, c’est un muscle qui a pris l’habitude de rester contracté : parce qu’on porte des charges, parce qu’on reste assis huit heures par jour, parce qu’on encaisse.

Une tension ne se force pas, elle se laisse partir. Et pour qu’elle parte, il faut deux choses que la pratique donne : du temps, et un système nerveux qui accepte de baisser la garde. C’est exactement ce que produit une posture tenue en douceur, associée au souffle.

Pourquoi la lenteur change tout ici

Dans un enchaînement rapide, le corps n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. Il se protège, il retient. En restant dans une posture, sans forcer, en respirant, quelque chose finit par céder — pas parce qu’on a tiré plus fort, mais parce que le corps a compris qu’il ne risquait rien.

C’est le sens de l’image que j’emploie souvent : déplisser, défroisser le tissu. On ne tire pas sur un tissu froissé pour le lisser, on le détend.

Et concrètement, en cours ?

  • Chaque posture est proposée avec plusieurs variantes, du plus accessible au plus engagé.
  • Des appuis sont disponibles : briques, sangles, couvertures. Les utiliser n’est pas tricher, c’est ajuster.
  • Je passe dans le groupe. Si une proposition ne vous convient pas, on en trouve une autre.
  • Vous me dites avant le cours ce qu’il faut que je sache — une opération, une hernie, une prothèse, une grossesse.

La seule chose dont vous ayez besoin pour commencer, c’est d’accepter de partir d’où vous êtes. C’est aussi, d’ailleurs, la définition que je donne de l’accompagnement : avancer avec vous de là où vous en êtes à là où vous pouvez aller.

Si vous hésitez encore, le plus simple reste d’essayer une séance à l’unité. Les horaires et les tarifs sont ici, et vous pouvez aussi m’appeler avant : cinq minutes au téléphone suffisent souvent à lever les doutes.

← Retour au journal

Haut de page